Российская наука и мир (дайджест) - Август 2011 г.
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2011 г.
Российская наука и мир
(по материалам зарубежной электронной прессы)

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    Science / 26 August 2011; V.333, N 6046, pp.1084-1087
    Who Were the Denisovans?
    • Ann Gibbons
    В начале июля на Алтае, на базе научно-исследовательского стационара "Денисова пещера", проходил организованный Институтом археологии и этнографии СО РАН международный археологический симпозиум, посвященный проблемам обнаружения учёными ранее неизвестного науке вида древнего человека - так называемого денисовского человека. В работе симпозиума приняли участие порядка 50 исследователей (археологов, палеоантропологов, палеогенетиков и др.) из России, США, Германии, Франции, Китая, Японии и других стран.
    Полный текст статьи доступен по подписке.

Several fossils belonging to a previously unknown type of archaic human were found last summer in a remote cave in the Altai Mountains of Siberia. The discovery team called them the Denisovans after the cave.
In July, a select group of human origins researchers attended a remarkable symposium at an archaeological camp near Denisova Cave. Their goal was to try to solve the mystery of the identity of the Denisovans, to find more of them, and to explore how the discovery is challenging models of modern human origins. In lively discussions, they compared what archaeology, genetics, and fossils reveal about the world the Denisovans inhabited 30,000 to 50,000 years ago.
Genomic data have already shown that our ancestors mingled with archaic humans, who may have given us valuable immune cell types. But it's not clear when and where this happened.

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    Maxisciences / le 07 août 2011
    Les terres gelées russes pourraient fondre de 30% d'ici 2050
    К 2050 году площади вечной мерзлоты в России могут уменьшиться на 15-30%, а температура на нефте- и газоносных территориях Западной Сибири повысится в среднем на полтора-два градуса, что может дестабилизировать транспортную инфраструктуру, строительство и всю энергодобывающую отрасль в холодных регионах России.

Selon les scientifiques, la fonte des terres gelées russes pourrait provoquer une accélération du réchauffement climatique, faute aux grandes quantités de méthane qu'elles contiennent et qui seraient alors libérer dans l'atmosphère.
Près de 30% des étendues de terre gelées du pergélisol russe pourraient avoir fondu d'ici à 2050 à cause du réchauffement climatique, selon les dernières études du gouvernement russe. Au même titre que les glaces de l'arctique, le pergélisol, ce sous-sol gelé qui recouvre 10,7 millions de kilomètres carrés, soit 63% du territoire russe, serait donc également en grand danger, rapporte 20 minutes.fr. Expert au Ministère des Situations d'urgence de Russie, Vladislav Bolov explique ainsi à Ria Novosti : "dans les 25-30 prochaines années, la superficie du pergélisol risque de diminuer de 10 à 18%. Dans quarante ans, cette valeur pourra augmenter de 15 à 30%. En Sibérie occidentale, la température du sol gelé augmentera alors en moyenne de 1,5-2 degrés, pour atteindre -3 à -4°C".
Mais si cette fonte apparait déjà comme une révélation inquiétante, elle est aussi une mauvaise nouvelle pour le climat. En effet, les terres gelées du pergélisol renferment d'importantes quantités de méthane, un gaz à effet de serre dont le pouvoir de réchauffement est 25 fois supérieur à celui du dioxyde de carbone. Or, si les glaces fondent, ce méthane se trouverait inexorablement libérer dans l'atmosphère, accélerant ainsi le réchauffement climatique. "En Sibérie occidentale la température du sol gelé augmentera en moyenne de 1,5-2 degrés, pour atteindre -3 à -4°C", a confirmé l'expert russe. Par ailleurs, outre une augmentation des températures, cette fonte impacterait aussi grandement sur le paysage russe.
De graves conséquences environnementales et locales
En effet, d'après Vladislav Bolov, la limite de la zone de terres gelées pourrait se déplacer de 150 à 200 kilomètres vers le nord-est, entraînant des modifications du paysage et la formation de lacs thermokarstiques qui s'installeraient dans les affaissements du sol créés par la fonte, rapporte 20 minutes.fr. "Les répercussions de la dégradation du pergélisol sur le transport terrestre sont évidentes", prévient ainsi le scientifique russe.
Enfin, autre inquiétude, c'est justement dans le pergélisol que se concentrent près de 80% des réserves de pétrole, environ 70% du gaz naturel et d'importants gisements de charbon. La zone abrite ainsi les principales infrastructures des exploitants de combustible et d'énergie. Il apparait donc d'autant plus crucial de parvenir à freiner la fonte de ces terres gelées.

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    Maxisciences / le 05 août 2011
    Le crâne d'un chien de 33.000 ans déterré en Sibérie
    Исследования международной группы ученых позволили уточнить датировку черепа собаки, найденного в пещере Разбойничья (Усть-Канский район республики Горный Алтай). По новым данным, эта собака является древнейшей в Азии - ученые считают, что ей не меньше 33,5 тысяч лет, что говорит о том, что в это время процесс одомашнивания собак на Алтае зашел уже достаточно далеко.
    Статья опубликована в журнале Library of Science ONE (PLoS ONE).

Dans les montagnes de l'Altai, en Sibérie, le crâne étonnamment bien préservé d'un chien vieux de 33 000 ans a été découvert dans une grotte. Ces ossements prouvent pour la première fois qu'à l'époque déjà, les chiens étaient domestiqués.
Une découverte réalisée par une équipe internationale d'archéologues menée par des scientifiques russes permet d'établir pour la toute première fois que les chiens, il y a plusieurs dizaines de milliers d'années, étaient déjà domestiqués. Il s'agit d'un crâne retrouvé dans une grotte, en Sibérie, révèle une étude publiée dans la revue scientifique Plos One.
Bien que le museau de l'animal retrouvé ait la même taille que ceux des chiens actuels, ses dents ressemblent davantage à celles des loups sauvages européens, qui possèdent quant à eux un museau plus large et plus court. Ces informations laissent donc penser que la découverte concerne un chien qui commençait tout juste à être domestiqué, comme l'indique la biologiste Susan Crockford, qui a participé à l'étude. Pour autant, des doutes subsistent quand à la loyauté du meilleur ami de l'homme à cette époque.
Une rencontre naturelle
"Les loups n'ont pas été délibérément domestiqués, le passage de l'état de loup à celui de chien a été une évolution naturelle" indique-t-elle. Mais pour qu'une pareille évolution ait été rendue possible, il a fallu que les populations humaines soient installées. En effet, "à cette époque, les hommes chassaient les animaux en grand nombre et laissaient beaucoup d'os, ce qui attirait les loups", explique la scientifique. En contrepartie, ces premiers chiens étaient utiles puisqu'ils nettoyaient les déchets et éloignaient les prédateurs tels que les ours.
Par la suite, depuis 10.000 ans maintenant, les chiens sont devenus des "membres de l'équipe" à part entière, estime l'archéologue Thomas Higham, co-auteur de l'étude. "Quand vous avez des chiens pour chasser, ça change soudainement la donne. Les chasseurs qui possèdent des chiens sont bien meilleurs que ceux qui chassent en solitaire", explique-t-il à la BBC.

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    Futura Sciences / Le 8 août 2011
    Une ceinture d'antiprotons autour de la Terre ?
    • Par Laurent Sacco
    Астрофизики обнаружили вокруг Земли пояс из удерживаемых магнитным полем планеты антипротонов, существование которого давно предсказывали физики-теоретики.
    Российско-итальянский проект PAMELA (Payload for Antimatter Matter Exploration and Light-nuclei) стартовал в июне 2006 года, когда на борту спутника "Ресурс-ДК1" на орбиту отправился cпектрометр PAMELA, способный регистрировать космические античастицы и частицы в широком диапазоне энергий.

Les calculs décrivant le flux de rayons cosmiques entrant en collision avec les noyaux de la haute atmosphère prédisent que des antiprotons doivent s'accumuler dans certaines parties de la ceinture de Van Allen. Les observations du satellite russe équipé de l'expérience Pamela le confirment.
La découverte de la ceinture de Van Allen s'est faite en 1958 grâce aux instruments du satellite Explorer 1. Cette ceinture de radiation est célèbre et l'on doit en tenir compte lorsque l'on construit des satellites, notamment parce qu'elle contient des électrons tueurs. Une région particulière de la magnétosphère associée à la ceinture de Van Allen fait l'objet de l'attention des géophysiciens depuis longtemps. Il s'agit de l'anomalie magnétique de l'Atlantique sud, Amas, SAA en anglais (South Atlantic Anomaly) qui est la partie interne de la ceinture de Van Allen la plus proche de la surface de la Terre.
Les lobes de la ceinture de Van Allen sont disposés symétriquement par rapport à l'axe du magnétisme terrestre, qui est décalé d'environ 11° par rapport à l'axe de rotation de la Terre. Comme cet axe magnétique est décalé d'environ 450 km par rapport à l'axe de rotation, la ceinture de Van Allen est plus proche de la Terre au niveau de la partie sud de l'Atlantique, et plus éloignée dans la partie nord du Pacifique.
Il en résulte que pour une altitude donnée, le niveau de radiations en provenance de l'espace est plus élevé dans cette région qu'en d'autres points du globe, ce qui perturbe fortement les instruments des satellites passant régulièrement dans l'Amas. Ainsi, le télescope spatial Hubble cesse ses observations lorsqu'il y pénètre et il faut tenir compte d'un signal parasite dans les capteurs CCD de Corot lorsqu'il fait de même.
Il y a plus grave lorsqu'il s'agit de vols habités, le niveau de radiations est dangereux. Ceci explique pourquoi la Station spatiale internationale a été équipée d'un blindage particulier pour supporter ces radiations.
Les instruments du Payload for Antimatter Matter Exploration and Light-nuclei Astrophysics (Pamela) sont en orbite à bord d'un satellite russe, de type Resurs-DK1. C'est une version modifiée du satellite de reconnaissance militaire Yantar-4KS1. DK est l'acronyme de Dmitry Kozlov, concepteur en chef du premier satellite de la classe Yantar-2K et Resurs signifie " ressources " en russe.
Des antiprotons piégés par les champs magnétiques
Tout comme RadioAstron, Pamela permet une collaboration internationale entre chercheurs et ses buts sont multiples. Le principal est sans doute de tenter de découvrir la nature exacte de la matière noire mais l'espoir est aussi celui d'une meilleure compréhension de la ceinture de Van Allen.
Un groupe de chercheurs russes et italiens vient d'annoncer dans un article sur Arxiv que les observations de Pamela au niveau de l'Amas accréditent bel et bien l'idée qu'une véritable ceinture d'antimatière existe autour de la Terre.
Cette ceinture est composée d'antiprotons dont on vient de montrer récemment qu'ils avaient une masse identique à celle des protons, à la précision des mesures actuelles, en accord avec la relativité restreinte jointe aux lois de la mécanique quantique.
Sur une période de 850 jours, entre juillet 2006 et décembre 2008, les capteurs embarqués par Pamela ont détecté 28 antiprotons, ce qui est environ trois fois plus que ce qui serait trouvé à partir d'un échantillon aléatoire du vent solaire. On est donc en présence de la source la plus abondante d'antiprotons jamais vue près de la Terre.
Elle s'explique par la création de paires de proton-antiproton lors des chocs des particules cosmiques avec les noyaux des couches supérieures de l'atmosphère.

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    The Voice of Russia / Aug 12, 2011
    Russia marks 330th birthday anniversary of Vitus Bering
    • Yelena Kovacic
    12 августа исполнилось 330 лет со дня рождения выдающегося русского мореплавателя и исследователя Витуса Беринга.

On the 12th of July, Russia marks 330th birthday anniversary of Russian navigator Vitus Bering. Named after him were an island, a strait and a sea in the North Pacific. Scientists often describe eastern Siberia, Chukotka and Alaska as Bering.
Justifiably, he is considered Russian although he was from Denmark. He served in the Baltic Fleet during the Great Northern War (1700-1721) and also in the Azov Sea Fleet and took part in the Russian-Turkish War. He planed to retire in 1725 but suddenly, Peter the Great asked Bering to head the first Kamchatka expedition, which was aimed at exploring whether there was a strait between Asia and America. Vitus Bering fulfilled the task set by the Emperor, says Natalya Tatarenkova the head of the museum of local lore on Bering Island.
"Bering crossed the strait in a thick fog and could not see clear the borders of the two continents clearly. Nevertheless, he established that the two continents are separated. Moreover, he drew the contour of Kamchatka and Chukchi Peninsula. He described in detail the Providence Bay and discovered St. Lawrence Island and several bays and gulfs along the coast. He mapped the 3,500 kilometer coast, which was a great achievement at the time," says Natalya Tatarenkova.
Bering presented maps and reports to the government in St. Petersburg. After travelling through Siberia twice, he believed that it was possible to produce iron ore and salt, grow wheat, raise cattle and build factories there. He insisted on studying Asia's north-eastern coast and put forward a plan to explore a marine route to the firth of the River Amur, the Japanese islands and America. The plan was approved and Captain-Commander Vitus Bering was appointed head of the second Kamchatka expedition. Later it became known as the Great Northern Expedition because there had never been any such expeditions in the world before, says Natalya Tatarenkova.
"The 10-year expedition was launched in 1733. During this period a huge territory, including the entire Arctic coast, the Russian Far East and Central Siberia, was studied. The expedition consisted of ten groups. It would be very difficult to conduct such an expedition nowadays. But it was done in the 18th century," Natalya Tatarenkova said.
In the summer of 1741, the expedition crossed the sea, which now bears Bering's name, and reached the coast of Alaska. In the late autumn, Bearing's ship sailed to an uninhabited island in the Pacific to collect fresh water. But a storm destroyed the ship and the crew had to spend the winter on the island. They lived in dugouts covered with canvas. Bering became very ill and died on the 8th of December. His body was buried near the dugout.
Half of the members of the expedition built a new ship, returned to the mainland and informed about the tragic death of the commander. Later, the islands discovered by Bering were named Commander Islands, and the island where he was buried - Bering Island. In 1991, the remains of Bering were reburied.
An exhibition has been opened and concerts will be staged in memory of the great navigator on his 330th birthday anniversary. His descendent, Georgy Bering, who lives in Moscow, will definitely commemorate Vitus Bering. He is not a sailor but a serviceman like many other decedents of the navigator were. Berings consider serving Russia as their main duty.

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    Russia Beyond The Headlines / August 10, 2011
    Russian space science blooms again
    The Spektre R telescope shows the power of Russia's space program - and also has the potential to promote international cooperation
    • Jeffrey Manber
    18 июля состоится запуск российской астрофизической обсерватории "Спектр-Р". Обсерватория была создана по заказу Роскосмоса в рамках проекта "Радиоастрон" для исследования различных объектов Вселенной: галактик, квазаров, черных дыр, нейтронных звезд и многих других. Кроме того, аппарат будет заниматься мониторингом солнечной активности.
    По мнению автора статьи, этот проект свидетельствует о возрождении российской космической программы и может способствовать развитию международного сотрудничества.

A three-decade-long drought came to an end on July 18 when a Zenit rocket launched a Russian radio telescope into orbit. Not since the Soviet Union's economic and political fall have Russian space scientists been able to develop and launch such a cutting edge piece of research instrumentation as the Spektre R telescope.
A product of the Lebedev Physical Institute, with additional funding from the Kremlin, the Spektre R is now the largest telescope in space. It is perhaps the most beautiful as well, with a flower-like design of 27 gold-colored petals that opened up perfectly soon after launch. The main scientific goal of the five-year mission is the study of the deepest and most mysterious reaches of our universe, including the origins of black holes, the structure of galaxies, star formations and the boundaries of interstellar space.
The pride of the Russian scientific community, the telescope is only 10 meters in length, or about 30 feet. But once operational by September or October, the instrument will have a capacity to provide detailed images of the universe at 1,000 times the resolution attainable via the Hubble Space Telescope. Although as Spektre R is a radio telescope, there will be no stunning photos like the ones from Hubble - but scientists are holding their breath waiting for the first streams of data.
The telescope manages to be both small and powerful due to an ingenious system that makes use of a network of receiving dishes and telescopes on the ground. These pool together with the Spektre R to provide an extraordinary clarity of signals. Think of it as the ultimate in "cloud computing." The network includes telescopes in Australia, Chile, China, those from the European Space Agency, India, Japan, Korea, Mexico, South Africa, Ukraine, and the United States as well as from Russia. Once operational, the telescope network will be known as RadioAstron, with a "dish" spanning 30 times the Earth's diameter.
"We've been waiting for this day for such a long time," said Nikolai Podorvanyuk, a researcher at the Moscow Institute of Astronomy. "It's been planned since the 1980s, but has repeatedly fallen through for a variety of reasons. But now it's here, and we're bracing for all the new information it's going to deliver."
Vladimir Fortov, director of the Institute of Thermophysics in Moscow agreed. "This is going to open up a whole new era in astronomy and astrophysics," Fedotov said. "It's a huge contribution to world science; Russia has held advanced positions traditionally. It's just great."
The telescope's orbit is equally unusual and innovative, ranging from a low approach (perigee) of 500 km (310 miles) from the earth and then climbing to 340,000 km (211,000 miles) away from Earth. This elliptical orbit means that the moon's gravity is an important part of the mission and the telescope will hardly ever be in the earth's shadow - so it is in effect a deep space mission without the cost of being a deep space mission.
A leader in space technology has returned
But the technical aspects of the program share importance with the simple fact that the successful deployment of the radio telescope brings to an end Russia's absence from the international community of contributions to space science. The first pictures from the far side of the moon and many other basic astronomical discoveries came from the Russian space program. So the first signals from the Spektre R will be welcomed both for what they say about the mysteries of the universe, and also for the fact that a traditional leader in space science has returned.
"We are more than a space taxi," scoffed more than one scientist, alluding to the fact that the Russian Space Agency is being paid by NASA for ferrying astronauts to and from the International Space Station.
But learning about the Spektr R would be difficult for readers of most American news outlets. At a time when NASA is caught in a budget crunch, when Congress threatens to cut funding for the James Webb telescope, the next American astronomical crown jewel, the normally boisterous, supportive space sites as well as traditional news outlets have all but ignored the Spektre R mission.
Let's hope the silence is due more to a myopic focus on saving NASA's basic science programs than disregard for Russian accomplishments. And it is made even more puzzling given that the recent launch of NASA's Jupiter mission, called Juno, was on an American workhorse rocket called Atlas 5, powered in part by rocket engines licensed from the Russian organization Energomash. The entwinement of the American and Russian exploration programs should be applauded for political, economical and scientific reasons.
But no matter, the reality is that once this stunning astronomical tour de force involving 20 nations led by a 2.5 ton space flower gets going, we all will be hoping this is only the first chapter in the second phase of Russia's exploration of the universe.

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    Romandie.com / 31 août 2011
    Une ville russe fait front commun contre une centrale nucléaire
    Общественность г. Мурома выступила против строительства Нижегородской АЭС в 20 км от города. Основные аргументы - густонаселенность района и повышенная карстовая опасность (карсты - пустоты в слоях земной коры, возникшие в результате вымывания горных пород).

MOUROM (Russie) - Dans la ville russe de Mourom, scientifiques, écologistes et politiques font front commun contre un projet de construction de centrale nucléaire dans cette région connue pour ses sols karstiques très instables.
Le terrain choisi pour la centrale Nijegorodskaïa est situé à Monakovo, à 20 km de Mourom (300 km à l'est de Moscou), dans une zone calcaire où le sol s'écroule en formant des entonnoirs, voire des avens.
Au bord d'un aven couvert d'arbres et dont on ne voit pas le fond, le scientifique Oleg Kouzitchkine raconte l'histoire d'un éboulement spectaculaire qui s'est produit à 80 km de l'emplacement de la future centrale, sur un terrain ayant un sol identique.
"En 1959, les habitants du coin ont entendu des craquements, le sol est légèrement monté avant de s'écrouler", raconte Oleg Kouzitchkine, géophysicien qui étudie ce phénomène depuis une trentaine d'année.
Les karsts, ces zones calcaires crées par l'action d'eaux souterraines qui dissolvent le carbonate de calcium se forment pendant des centaines de milliers d'années mais l'effondrement se produit subitement. Le plus dangereux c'est que ces effondrements ne sont pas prévisibles, explique-t-il.
La construction d'une centrale provoquera sans aucun doute des changements géologiques, met-il en garde.
Sa collègue Nina Tchaïkovskaïa, qui dirige un institut régional spécialisé dans l'étude des karsts, est encore plus alarmiste: "J'ai dit à ma famille et aux amis: si la construction commence, il faut plier bagage".
Le service national russe de surveillance technologique et nucléaire Rostekhnadzor a délivré en janvier une licence pour préparer le terrain de Monakovo à la construction de la centrale nucléaire.
Ce document reconnaît que le site est classé danger de première catégorie et préconise de le surveiller pendant un an, assurent les écologistes et les autorités locales.
Interrogé par écrit par l'AFP le 19 août, Rostekhnadzor n'a toujours pas répondu.
Le mouvement Non à la centrale de Monakovo qui réunit les écologistes et les scientifiques, le maire de Mourom et les représentants de toutes les forces politiques a engagé des poursuites en justice contre Rostekhnadzor pour obtenir la copie des conclusions d'experts sur Monakovo que le service a refusé de leur fournir.
Pour Rosatom, le groupe public russe de l'énergie atomique, les jeux sont faits.
"Il y a eu plusieurs expertises sur les karsts qui ont montré qu'il n'y avait aucun danger (d'éboulement) pour le site", a déclaré à l'AFP Sergueï Novikov, porte-parole de Rosatom.
"Même si la construction n'a pas encore commencé, l'octroi de la licence signifie que l'endroit a été jugé approprié du point de vue géologique et sismique", estime-t-il.
Le maire de Mourom, Evgueni Rytchkov, déplore que le terrain ait été choisi avec trop de précipitation et espère que le bon sens l'emporte.
"Il ne nous faut pas un nouveau Tchernobyl à proximité", lance Elena Kolokoltseva, une habitante de Mourom de 38 ans, enceinte, qui se promène dans le centre avec sa fille, persuadée que la centrale sera construite malgré tout.
Un autre terrain dans la région a été envisagé pour construire la centrale en dehors de la zone karstique, mais le coût de la construction des réseaux électriques y serait de 75% plus élevé, explique le porte-parole de Rosatom.
Des études réalisées en Russie après la catastrophe de Fukushima au Japon ont d'ores et déjà révélé nombre de défaillances sur les réacteurs nucléaires du pays, notamment en matière de protection contre les risques sismiques, selon un rapport gouvernemental publié en juin et obtenu par l'AFP auprès de l'ONG écologiste norvégienne Bellona.

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    Futura Sciences / Le 25 août 2011
    Un cargo russe Progress s'écrase après son lancement
    • Par Rémy Decourt
    Запущенный 24 августа с космодрома "Байконур" грузовой космический корабль "Прогресс М-12М" на орбиту не вышел. Вместо этого корабль начал снижаться, развалился на части и почти полностью сгорел в плотных слоях атмосферы. Уцелевшие обломки упали в Чойском районе Республики Алтай.

Un cargo russe Progress lancé pour ravitailler la Station spatiale internationale s'est écrasé quelques minutes après son lancement, le mercredi 24 à 15 h 00 (TU) du cosmodrome de Baïkonour. En onze ans et quarante-trois vols à destination de l'ISS, c'est son premier échec.
L'Agence spatiale russe Roscosmos a confirmé l'échec du lancement d'un cargo Progress à destination de la Station spatiale internationale, qui devait apporter des fluides et du fret.
D'après les informations disponibles mercredi soir, après un décollage sans histoire du cosmodrome de Baïkonour, le système de propulsion du troisième étage du lanceur Soyouz U serait tombé en panne à la 325e seconde. Il n'aurait pas fonctionné suffisamment longtemps pour que le cargo Progress atteigne l'orbite qui lui aurait permis de quitter la Terre et de rejoindre l'ISS. Il est retombé au sol en s'écrasant sur le territoire russe, sans faire de victimes ni de dégâts.
Série noire en cours
Pour la Russie, il s'agit du quatrième échec en huit mois et du sixième satellite perdu. La perte de trois satellites de la constellation Glonass (décembre 2010) et du satellite d'observation de la Terre en 3D Geo IK2 (février 2011) a coûté la place d'Anatoly Perminov, forcé à démissionner de son poste de directeur de Roscomos, remplacé par Vladimir Popovkine.
Quant aux six occupants de la Station spatiale internationale, ils n'ont pas de soucis à se faire. Ils ont suffisamment de réserves pour tenir jusqu'au début de l'année prochaine, la Station spatiale ayant été réapprovisionnée lors du dernier vol d'une navette, en juillet dernier. D'autre part, bien que cet échec puisse avoir des conséquences sur le planning des vols habités, les trois astronautes qui devaient redescendre sur Terre le 8 septembre, resteraient à bord de l'ISS jusqu'à la fin du mois d'octobre le temps que la Russie règle les problèmes de ses lanceurs.
Quant à l'équipage qui devait remplacer celui descendant, son lancement est reporté à une date indéterminée. Si nécessaire, la Station pourrait fonctionner avec un équipage réduit à trois personnes avec comme seule conséquence une activité scientifique réduite.
Signalons que cet incident intervient après que les États-Unis ont mis fin à l'utilisation des navettes, laissant à la seule Russie le monopole des vols habités vers l'ISS. Le transport de fret pouvant être également assuré par le véhicule ATV de l'Agence spatiale européenne et l'HTV des Japonais.

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    Le Figaro / le 30/08/2011
    Pourquoi l'aérospatiale russe cumule les échecs
    Leader mondial du lancement des satellites, l'Agence spatiale russe traverse une série noire. Au cours de neuf derniers mois, elle a perdu six satellites dont le coût total serait estimé à 400 millions d'euros
    • Par Eugène Zagrebnov
    В последнее время российской космической отрасли катастрофически не везет - неудачный запуск грузового корабля "Прогресс", отложенные запуски, потери спутников. По мнению Le Figaro, это свидетельствует об определенных проблемах, а именно - о недостатке финансирования в 1990-х, в результате чего отрасль на некоторое время оказалась фактически заброшена, и о технологическом отставании.

C'est le premier accident d'un vaisseau cargo russe depuis trente ans. Le vaisseau Progress M-12M, qui devait ravitailler la Station spatiale internationale (ISS), propulsé par la fusée Soyouz, n'a pas réussi à atteindre l'orbite, et s'est écrasé le 24 août dans une région désertique de l'Altaï (sud de la Sibérie Occidentale). Une semaine plus tôt, l'Agence spatiale russe Roskosmos a perdu contact avec le satellite de télécommunications Express AM4, lancé par la fusée Proton. L'Agence spatiale russe (Roskosmos) a perdu contact avec six satellites au cours de ces neuf derniers mois, ce qui représente un coût total de 16 milliards de roubles (400 millions d'euros), selon les estimations.
Un secteur qui a souffert du manque de financement
Ces quelques accidents n'ont rien d'une coïncidence. Une série d'avaries et une multitude de reports de lancement "pour des problèmes techniques" sont symptomatiques des déboires que connaît le secteur de l'aérospatial en Russie. Selon les experts, ils résultent du manque de financement dans les années 1990. Après la chute de l'URSS, le gouvernement n'était pas en mesure de soutenir des programmes dans l'aérospatiale à long terme, délaissant ce domaine pendant de nombreuses années. Le financement de ce secteur n'a repris qu'au début des années 2000, avec un budget annuel qui a triplé entre 2005 et 2011, passant à 3 milliards de dollars (2,1 milliards d'euros), dont 700 millions (490 millions) sous forme de contrats commerciaux. Toutefois, le salaire d'un ingénieur débutant dans un bureau d'études de Roskosmos à Moscou varie toujours entre 20.000 et 25.000 roubles (500 à 625 euros), alors que le salaire moyen a dépassé les 40.000 roubles (1000 euros) dans la capitale russe en juillet de cette année.
Un retard technologique
Outre, le problème de financement, survenu tout se suite après la chute de l'Union Soviétique, le secteur a accumulé depuis sa création dans les années 1960 un important retard technologique. Selon le directeur scientifique de l'institut de la politique spatiale Ivan Moissev, interrogé par le quotidien russe Vedomosti, les échecs actuels du secteur sont liés avec l'héritage soviétique. A l'époque, l'Etat consacrait un budget important à l'exploration de l'espace, et les fusées russes coûtaient moins cher que les fusées américaines. De ce fait, l'ensemble des équipements étaient produits en masse, sans qu'une attention particulière soit portée à leur qualité. "Un satellite perdu pouvait aussitôt être remplacé par un nouveau", se rappelle un spécialiste de Roskosmos, précisant qu'avant 1991, l'agence spatiale n'avait pas l'habitude de comptabiliser les missions ratées. Aujourd'hui, Roskosmos essaie de combler tant bien que mal le retard technologique sur ses appareils en y intégrant des systèmes de fabrication étrangère. Mais cela pose des problèmes de compatibilité entre eux.
Soyouz n'est pas remise en cause en Guyane
Les partenaires européens restent cependant optimistes quant à la participation des Russes dans le projet Galileo. La Russie a annoncé en 2010 sa volonté d'adhérer à ce programme de lancement des systèmes de navigation alternatif à l'américain GPS. Le projet dirigé par l'Agence spatiale européenne (ESA), va démarrer le 20 octobre prochain avec un déploiement en orbite de deux premiers satellites à partir du Centre Spatial Guyanais (CGS), grâce aux lanceurs Soyouz. Interrogé par Les Echos vendredi, Jean-Jacques Dordain, le directeur général de l'ESA relativise. "Nous faisons un métier difficile. La différence entre le succès et l'échec est minime, il suffit d'un composant défaillant pour passer de l'un à l'autre", affirme-t-il.
Après avoir limogé l'ancien responsable de l'Agence spatiale russe en avril, le premier ministre Vladimir Poutine a ordonné à Roskosmos de procéder à des changements "radicaux" dans le cycle de production des appareils spatiaux. La direction de l'agence a d'ailleurs décidé de suspendre pour l'instant le lancement de tous les vols des vaisseaux Soyouz jusqu'à ce que les causes de l'accident avec le vaisseau Progress soient élucidées.
Depuis le retrait de la navette américaine, la station spatiale internationale ne dispose plus que de trois filières de ravitaillement : la Russie, avec le vaisseau Progress, l'Europe, via le véhicule de transfert automatique (ATV), et le Japon, au moyen du vaisseau HTV.

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    Nature / 26 August 2011
    Red tape puts chill on Siberian research
    High-profile carbon project to proceed, but with a proviso
    • Quirin Schiermeier
    Сорвалась масштабная экспедиция по Енисею под руководством приглашенного в Россию по программе мегагрантов Эрнста-Детлефа Шульце, основателя и сотрудника Института биогеохимии Общества Макса Планка (Германия). Ученым запретили использовать любое иностранное оборудование. С трудом стороны все-таки пришли к соглашению - экспедиция перенесена на следующий год, а единственным ограничением будет запрет на взятие проб в районе красноярских ядерных объектов.

One of Russia's most prominent international science projects has fallen foul of cold-war-era concerns. An expedition to study carbon transport around Siberia's Yenisey River has been postponed for a year after officials blocked the use of sampling equipment and put some sites off-limits. The episode highlights the tension between Russia's bureaucracy and its growing ambition to develop wider research collaborations - part of a strategy to revitalize domestic science.
In July, Ernst-Detlef Schulze, a carbon-cycle researcher and founding director of the Max Planck Institute for Biogeochemistry in Jena, Germany, and 35 scientists from Germany, the Netherlands, France and Russia, had their bags packed for the journey to Siberia.
Then they received a letter from the Russian Federal Security Service prohibiting them from using any Western equipment on the trip. Schulze, who last year received a 150-million-rouble (US$5-million) grant from the Russian government to do research in Siberia, was aghast. "When I first saw the letter I just couldn't believe what I read," he says. "I was so disappointed and furious I went to my own forest and lumbered trees until I was exhausted."
Western scientists participating in the 12-billion-rouble "mega-grant" programme that funds Schulze (see Nature 473, 428-429; 2011) have previously complained about excessive bureaucracy and frequent problems with export control and customs, and have received support from the Russian science minister, Andrei Fursenko (see Nature 465, 858; 2010).
So Schulze and his co-workers at the Siberian Federal University in Krasnoyarsk used diplomatic channels to try to reverse the ruling.
Equipment worth €600,000 (US$865,000) was already in Siberia, ready to be used to calculate the carbon budget of the Yenisey's huge catchment area (see map). Siberia's soils and forests serve as one of Earth's largest carbon sinks, but the carbon flux between ecosystems there has never been studied in detail.
At a hastily arranged meeting in Moscow on 4 August, Fursenko said that he regretted the situation and promised to try to find a solution. A week later, the expedition was given clearance to begin on 1 September - but with restrictions that Schulze found unacceptable. Sampling tools, for instance, could be handled only by Russian staff - most of whom are not trained to use the geochemical analysis equipment, says Schulze. The Russian Federal Services for Technology and Export Control also refused to approve the purchase of equipment in the West, such as a freeze-dryer to preserve samples.
"This is not the way to do science," says Han Dolman, an environmental scientist at the VU University Amsterdam. Dolman had planned to study how carbon is transported from soils into the Yenisey River, and how much of the organic carbon dissolved in the river becomes carbon dioxide. Unlike on land, carbon exchange in aquatic systems is poorly understood.
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On 12 August, Schulze threatened to cancel the expedition, but further negotiations yielded a compromise: the trip will take place next year, with the only restriction being a ban on taking samples from a roughly 20,000-square-kilometre area around Krasnoyarsk, where Russia operates a nuclear-reprocessing facility.
The saga shows that scientists do not yet have enough freedom in their research in Russia, says Schulze. "There's an absurdly opaque and often arbitrary bureaucracy at work. Thankfully, Fursenko was always clearly on our side."

© 2011 Nature Publishing Group, a division of Macmillan Publishers Limited. All Rights Reserved.
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    Nature / 31 August 2011
    The permanent revolution
    Ситуация с российской наукой понемногу меняется к лучшему. Одним из наиболее явных признаков этого журнал Nature считает программы поддержки вузов, в частности, привлечение ведущих учёных, несмотря на многочисленные бюрократические проблемы.

To rediscover its glorious scientific past and build a knowledge-driven economy, Russia must break old habits and loosen state control on research.
Russian science is recovering. After almost two decades of dire financial drought - and despite the casual disdain for all things intellectual shown by the profit-crazed oligarchy who have become Russia's elite - research is reclaiming its place as one of the country's most noble institutions.
Much of the credit for this improved situation must go to Andrei Fursenko, the science and education minister in the government of Prime Minister Vladimir Putin. Fursenko, a physicist trained at the prestigious Ioffe Institute in St Petersburg, understands how modern science works, and knows where and why the Russian research system is in disorder. Not everything he does pleases the Russian academic establishment.
But this in itself can be considered an endorsement of Fursenko's approach, given the establishment's inclination to recycle the past rather than turn to modern conventions such as international peer review and scientific competition.
Among the most visible signs of the improved health of science in Russia, and of Fursenko's guiding hand, are the government programmes set up to establish cutting-edge research at Russia's long-neglected universities. These focus in particular on efforts to get experienced Western scientists to do research at Russian university labs through the 'mega-grant' programme, launched last year.
Russia being Russia, Fursenko's efforts have tended to get bogged down by the state's bureaucratic superstructure, to which science and the freedom to pursue it mean very little. As we report on page 17, the most recent example of this is the stalling of a prominent German-Russian mega-grant project to study carbon flux in the environment, which came to a halt on the command of Russia's security services. In this case, Fursenko seems to have won the battle - the project will go ahead, but institutional barriers to collaborative projects remain. Western scientists and companies are learning the hard way that over-regulation in Russia is a different beast to the red tape they encounter at home.
The purchase, import and export of equipment and samples require federal security approval that can be grindingly difficult to obtain. Federal security services need not justify nor explain their rulings. There is no formal way to appeal even obviously offhand decisions, and it is downright impossible for grant holders to communicate with local or federal officers in charge. At lower administrative levels, bribery is yet to be properly addressed, and officials' insistence that every piece of research equipment is purchased through designated Russian agencies (usually at inflated prices) borders on institutional corruption.
Faced with this situation, foreign scientists given mega-grant projects could be forgiven if they elected to do research and spend grant money in their home countries, rather than at the Russian host institutes. This undermines one of the programme's main aims - to bring Russian students and young scientists into contact with high-profile international science early on in their careers - and threatens to diminish its effect on the modernization of Russian science.
Fursenko cannot change the system alone, but must continue to do what he can. All scientists who are participating in the current round of the mega-grant programme, for example, will need clear instructions on deadlines and approval procedures for their projects. And there must be guidance on which formal responsibilities lie with the grant holder, and which ones lie with the host institute.
If Russia is serious in its ambition to develop a knowledge-driven economy, it must substantially reduce the level of state control on research and development. It has given science a helping hand, but - as Fursenko seems to know and as Putin must also understand - further progress needs freedom.

© 2011 Nature Publishing Group, a division of Macmillan Publishers Limited. All Rights Reserved.
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    The Telegraph / 26 Aug 2011
    Andrei Kapitsa
    Andrei Kapitsa, who died on August 2 aged 80, was a Russian geographer who discovered Lake Vostok, one of the world's largest fresh water lakes
    2 августа скончался член-корреспондент РАН, географ и геоморфолог Андрей Петрович Капица, первооткрыватель озера Восток в Антарктике.

Five hundred metres deep, with a surface area of 14,000 square kilometres (the size of Lake Ontario), the lake had gone undiscovered for so long because it lies some 4,000 metres below the ice cap of Antarctica.
The largest of more than 140 subglacial lakes found under the surface of the continent, Lake Vostok is thought to have lain isolated and undisturbed for between 15 and 25 million years, raising the possibility that it may contain undreamed-of life forms that have evolved in a unique environment.
At the end of the 19th century the Russian scientist Peter Kropotkin had theorised that the tremendous pressure exerted by thousands of metres of Antarctic ice could increase the temperature at the lowest levels of the ice sheet to the point where the ice would melt; and on the first of four visits to Antarctica, in 1956, Kapitsa noticed that the area around the Soviet Vostok research base, high above the polar ice cap, was unnaturally flat.
He wondered, based on Kropotkin's theory, whether there might be a lake under the ice. He called the putative reservoir Lake Vostok and mentioned the possibility of its existence in his PhD thesis on the morphology of the Eastern Antarctic ice cap, in 1957.
In 1964, and again in 1966, Kapitsa and his colleagues worked in teams taking seismic measurements to calculate the thickness of the ice. The first time he got a blur of "noise" which obscured waves reflected from the base of the ice. The second time, using seismometers buried in the ice, he got much better results, which led him to conclude that the ice was up to four kilometres deep.
None the less, some of the readings remained baffling, and when most of the data was destroyed in a fire in Moscow, Kapitsa forgot all about them.
It was only in the mid-1990s, when Kapitsa was invited by the Scott Polar Research Institute in Cambridge to join a symposium on Antarctica that the significance of his readings became clear. British scientists had been studying airborne echo-soundings of the Vostok area and were getting mystifying results. Kapitsa remembered his own bafflement and, on his return to Moscow, found that the seismometer readings that had caused him such problems had survived the fire.
"I looked at them and saw the mistake," he recalled. "When seismic waves go through water, longitudinal waves return and latitudinal waves do not. There were no latitudinal waves." Kapitsa's data proved the presence of water in the ice.
Together, the Scott Polar team and Kapitsa wrote a paper about Lake Vostok, published in Nature in 1996. The paper suggested the possibility that the lake might harbour life, and subsequently an international team of scientists from America, Russia, Britain and France began boring down through the layers of ice towards the lake.
So far, ice samples taken from above the lake have been found to contain bacteria and other microbes such as algae, diatoms and other micro-fungi, raising hopes that the lake itself could yield a biological treasure trove. But drilling for sample cores was halted in 1998, at roughly 100 metres above the suspected waters, due to the lack of a secure means of taking samples without risking contamination to the waters of the lake. A further consideration was that, if Lake Vostok harbours toxic bacterial life, humans would in all likelihood have no defences against it.
Last year, however, the scientists claimed to have come up with methods of probing the lake without the risk of contamination, and drilling has resumed.
Andrei Petrovich Kapitsa was born on July 9 1931 in Cambridge, where his father, the Soviet Nobel Prize-winning physicist Pyotr Kapitsa, was working with Sir Ernest (later Lord) Rutherford at the Cavendish Laboratory. His mother, Anna, the daughter of Admiral AN Krylov, a celebrated Soviet mathematician and naval architect, had trained as an archaeologist.
Pyotr Kapitsa had been allowed to travel abroad relatively freely by the Soviet authorities; but in 1934, on one of his regular visits to Moscow, he was told that his permission to leave the country had been revoked. The rest of the family returned to Moscow the following year, and Pyotr Kapitsa was subsequently appointed director of the Soviet Institute of Physical Problems.
While life for the Kapitsas was relatively comfortable by Soviet standards - they were assigned a flat in central Moscow, a car and other privileges - Pyotr's refusal to work for Lavrenty Beria, the head of the NKVD, to develop the Soviet atom bomb led, in 1946, to his dismissal from all his official positions.
For many years he carried on his scientific work under virtual house arrest at his country home at Nikolina Gora, where Andrei and his brother Sergei helped him to set up a laboratory.
Despite his father's difficulties, Andrei suffered little disadvantage; and in 1953, the year of Stalin's death, he graduated from Moscow State University's faculty of Geography. Subsequently he was invited to work at the university's Laboratory for Experimental Geomorphology.
After his visits to Antarctica, Kapitsa spent the next three decades monitoring environmental change, first as head of the National Academy of Science in Vladivostok, and later at Moscow State University, where he became Professor of Geography. In 1967 he led a Soviet Academy of Sciences expedition to East Africa, and he was also the founder and first Director of the Pacific Institute of Geography.
In the 1990s he became one of the earliest scientists to challenge the consensus that human activity is responsible for global warming and the hole in the ozone layer. A team of scientists under his leadership concluded that the thinning of the ozone layer over Antarctica had a natural origin.
In 1998 he told a conference in London that "global warming as a result of man's activities does not exist", and that claims that the Antarctic ice sheet was shrinking were "absolute nonsense". Global warming, he concluded, was all "to do with politics".
Andrei Kapitsa was elected to the Soviet Academy of Sciences in 1970 and awarded a USSR State Prize in 1972. For many years he kept a house in Cambridge that was designed and built by his father.

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Посещение N 2062 с 07.11.2011