The digest for other years
May
2009
Russian Science & the World
(Monthly Digest on world electronic media)
january february march april may june july august september october november december

SAN FRANCISCO, April 19, 2009 - The 2009 Goldman Environmental Prize recipients are a group of fearless grassroots leaders taking on government and corporate interests and working to improve the environment for people in their communities.
This year's recipients include Maria Gunnoe, a born-and-bred West Virginian who faces death threats for her outspoken activism to stop the coal industry's plunder of Appalachia via mountain top removal and valley fills. Another recipient, Marc Ona, a wheelchair-bound civil society leader from the West African country of Gabon, faces arrest, imprisonment and public character assaults for his unyielding campaign to stop a destructive mining concession in a protected national park.
Other recipients include a Russian scientist connecting NGOs across Eastern Europe and the Caucasus to identify and safely remove toxic chemical stockpiles; two Saramaka leaders, members of a Maroon community in Suriname founded by freed African slaves in the 1700s, whose legal struggle to protect their tribal land rights led to a binding decision for all indigenous and tribal peoples in the Americas; Bangladesh's leading environmental attorney, whose legal advocacy led to tighter regulations on the environmentally-devastating and exploitative ship breaking industry; and an Indonesian woman developing community-based waste management systems to stem her island nation's overwhelming waste infrastructure problems.
"This group of Goldman Prize recipients are as impressive as ever, taking on seemingly insurmountable struggles and achieving success," said Goldman Prize founder Richard N. Goldman. "In this, our 20th year, we are pleased to bring attention to their courageous work."
The Goldman Environmental Prize, now in its 20th year, is awarded annually to grassroots environmental heroes from each of the world's six inhabited continental regions and is the largest award of its kind with an individual cash prize of $150,000. The winners will be awarded the Prize at an invitation-only ceremony Monday, April 20, 2009 at 5 p.m. at the San Francisco Opera House and will also be honored at a smaller ceremony on Earth Day, Wednesday, April 22, at the Smithsonian's National Museum of Natural History in Washington, D.C.
This year's winners are:
Maria Gunnoe, Bob White, West Virginia, USA: In the heart of Appalachia, where the coal industry wields enormous power over government and public opinion, lifelong resident Maria Gunnoe fights against environmentally-devastating mountaintop removal mining and valley fill operations.
Marc Ona, Libreville, Gabon: In Gabon, a country without a culture of civic engagement, Marc Ona led efforts to publicly expose the unlawful agreements behind a huge Chinese mining development project that threatens the sensitive ecosystems of his country's equatorial rainforests.
Rizwana Hasan, Dhaka, Bangladesh: Working to reduce the impact of Bangladesh's exploitative and environmentally-devastating ship breaking industry, leading environmental attorney Rizwana Hasan led a legal battle resulting in increased government regulation and heightened public awareness about the dangers of ship breaking.
Olga Speranskaya, Moscow, Russia: Russian scientist Olga Speranskaya transformed the NGO community in Eastern Europe, the Caucasus and Central Asia into a potent, participatory force working to identify and eliminate the Soviet legacy of toxic chemicals in the environment.
Yuyun Ismawati, Denpasar, Bali, Indonesia: As waste management problems mount throughout the Indonesian archipelago, Yuyun Ismawati implements sustainable community-based solutions that provide employment opportunities to low-income people and empower them to improve the environment.
Wanze Eduards and Hugo Jabini, Pikin Slee Village and Paramaribo, Suriname: Wanze Eduards and Hugo Jabini, members of Maroon communities originally established by freed African slaves in the 1700s, successfully organized their communities against logging on their traditional lands, ultimately leading to a landmark ruling for indigenous and tribal peoples throughout the Americas to control resource exploitation in their territories.
About the Goldman Environmental Prize
The Goldman Environmental Prize was established in 1989 by San Francisco civic leader and philanthropist Richard N. Goldman and his late wife, Rhoda H. Goldman. It has been awarded to 133 people from 75 countries.
Prize winners are selected by an international jury from confidential nominations submitted by a worldwide network of environmental organizations and individuals.
Previous Prize winners have been at the center of some of the world's most pressing environmental challenges, including seeking justice for victims of environmental disasters at Love Canal and Bhopal, India; leading the fight for dolphin-safe tuna and fighting oil drilling in the Arctic National Wildlife Refuge.
Since receiving a Goldman Prize, eight winners have been appointed or elected to national office in their countries, including several who became ministers of the environment. The 1991 Goldman Prize winner for Africa, Wangari Maathai, won the 2004 Nobel Peace Prize.

© JTA. Reproduction of any material without written authorization is strictly prohibited.
* * *

Le premier enregistrement sonore de la Marseillaise, un os d'oracle chinois datant de 1.200 avant JC, un tract politique arabe du XVe siècle... Tous ces documents font désormais partie des plus de 1.200 manuscrits, photos, films et livres rares consultables gratuitement sur le site Web de la Bibliothèque numérique mondiale (BNM) lancé mardi par l'UNESCO.
"Nous voulons offrir un accès libre à la diversité culturelle et linguistique", a expliqué à l'Associated Press James Billington, directeur de la Bibliothèque du Congrès (Etats-Unis) et principal auteur du projet aux côtés de l'Organisation des Nations Unies pour l'éducation, la science et la culture (UNESCO). "La Bibliothèque numérique mondiale a nécessité trois ans de travail et de coopération internationale pour regrouper des trésors culturels de l'humanité", a ajouté M. Billington.
Le site Web est accessible en sept langues (anglais, arabe, chinois, espagnol, français, portugais et russe) mais les documents sont proposés dans leur langue d'origine, soit une quarantaine de langages différents. Pour l'instant les recherches sur le site de la BNM ne donnent accès qu'à quelques dizaines de résultats mais selon James Billington, "c'est un point d'entrée dans la connaissance. La sélection n'est pas quantitative mais qualitative avec des œuvres introuvables ailleurs."
On peut par exemple écouter le premier enregistrement sonore de la Marseillaise en 1898, examiner des os d'oracle considérés comme la plus vieille écriture chinoise et datés aux environs de 1200 avant JC ou contempler la première carte européenne du Nouveau monde dessinée en 1592.
"Visuellement c'est assez bien fait, mais dans le fond c'est un peu sommaire. On aurait pu imaginer un système de liens vers les sites Web de musées et de sites spécialisés qui auraient enrichi le contenu à moindre frais", a relativisé Georges-Jean Pinault, directeur d'études historiques à l'Ecole pratique des hautes études à Paris, interrogé par l'AP.
Christine Bousquet-Labouerie, médiéviste à l'université François-Rabelais de Tours, partage cette analyse: "Pour l'instant, l'idée est bonne mais c'est un peu décevant, j'ai du mal à croire que cela va attirer le grand public. Le site doit se développer sans tarder." L'interface de navigation pourrait aussi être améliorée.
La BNM est officiellement destinée au grand public mais les ressources documentaires restent très spécialisées et présentent un intérêt variable selon la période ou la zone géographique. "Ce n'est qu'un début", se défend James Billington, de la Bibliothèque du Congrès, "nous allons enrichir l'offre grâce à de nouveaux partenariats avec des bibliothèques nationales du monde entier".
A ce jour, 32 bibliothèques et institutions d'une vingtaine de pays participent à la Bibliothèque numérique mondiale. A terme, l'Unesco souhaite que ses 193 Etats-membres y soient associés.
"Ce projet virtuel nous permet de réunir des éléments de notre propre culture dispersés dans le monde entier sans déménager des œuvres qui sont souvent fragiles", s'est réjoui de son côté Ismail Serageldin, le directeur de la Bibliothèque d'Alexandrie (Egypte), qui a apporté son expertise technique à la BNM.

© Le Nouvel Observateur - Tous droits réservés.
* * *

Une équipe de chercheurs russe est parvenue à associer une substance anticancéreuse naturelle à un emballage polymère biodégradable servant à l'acheminer à bon port, en préservant ses propriétés curatives, rapporte le site strf.ru.
Lorsqu'un médicament est enveloppé dans une capsule polymère biodégradable, il agit de manière plus efficace. La substance médicamenteuse est libérée de son emballage non pas d'un coup, mais progressivement, ce qui lui permet d'être active plus longtemps. Mais les conditions de création de ce vecteur polymérique doivent être déterminées individuellement, pour chaque cas concret. Des chercheurs russes (*) ont élaboré une méthode permettant d'inclure dans la matrice polymère biodégradable des préparations toxiques permettant de lutter contre les tumeurs cancéreuses.
Les biopolymères (bioplastiques) sont considérés depuis longtemps comme des matériaux très prometteurs pour leurs applications médicales. Leurs propriétés et leur résistance leur permettent non seulement de faire jeu égal avec le plastique traditionnel, mais d'avoir en plus la capacité de se désintégrer seuls lorsqu'ils se trouvent dans l'organisme. Les médecins utilisent souvent, comme polymères, les polylactides, qui sont des produits de la polymérisation (condensation) de l'acide lactique.
A partir des matériaux polymères on réalise, sur la base des polylactides, des fils chirurgicaux résorbables, des fixateurs pour les os servant au traitement des fractures, et désormais des emballages-transporteurs pour différentes préparations thérapeutiques. Et notamment pour celles destinées à lutter contre le cancer.
Les cytostatiques, quant à eux, sont des moyens médicamenteux qui freinent le développement et la multiplication des cellules de l'organisme, et en particulier celles régénérées à partir de cellules cancéreuses. Ces cytostatiques peuvent être emballés dans une matrice polylactide, et cela peut être considéré comme une méthode prometteuse de traitement des cancers.
Il existe différentes sortes de cytostatiques. L'un d'entre eux, la viscumine, est contenu dans le gui (Vicum album L.). A l'état naturel, la viscumine est très toxique et a une influence négative, en particulier, sur les tissus sains. Il est donc très important qu'elle soit acheminée directement jusqu'à la tumeur sans "s'intéresser" aux autres cellules, et qu'une fois arrivée sur place, elle puisse travailler longtemps et efficacement.
C'est là qu'interviennent les vecteurs polymères. Le recours à la viscumine encapsulée dans un polymère peut être extrêmement efficace, car la préparation est progressivement libérée de l'enveloppe, et la durée de son action sur les cellules cancéreuses s'en trouve augmentée.
Les technologies mises en œuvre traditionnellement pour fabriquer de telles capsules supposent soit d'utiliser des solvants organiques, dont les résidus sont difficiles à séparer du produit préparé, soit de recourir à des températures de l'ordre d'une centaine de degrés Celsius. Ces deux procédés ont des effets collatéraux: ils peuvent diminuer l'activité des préparations médicamenteuses et modifier les propriétés de la capsule polymère.
Voilà quelques années, on a commencé à réaliser l'encapsulage de médicaments dans une atmosphère de gaz carbonique liquéfié, à une température proche de la normale, et à une pression modérée. Quand la pression est portée à un niveau inférieur à la valeur critique (7,4 Mpa), le dioxyde de carbone repasse à l'état gazeux et s'échappe facilement du polymère, pratiquement sans laisser de résidus. Toutefois, les paramètres de l'encapsulage doivent être choisis individuellement pour chaque paire concrète polymère/substance bioactive.
Une équipe de chercheurs en biologie conduite par le professeur Igor Agapov est parvenue à emballer le cytostatique naturel qu'est la viscumine dans des microparticules biodégradables tout en préservant son activité. Dans un premier temps, on a mélangé de la viscumine lyophilisée avec de la poudre de polylactide. Ce mélange a été placé dans une chambre de haute pression, et on y a introduit à 50° du gaz carbonique, à un moment où la pression n'avait pas encore atteint 10 Mpa. Puis le contenu de la chambre a été remélangé dans un agitateur magnétique pendant une heure.
Les chercheurs ont annoncé, au final, avoir réussi à emballer plus de 95 % de la préparation. La viscumine est libérée progressivement de la matrice, tout en conservant ses propriétés cytotoxiques et immunochimiques, nécessaires pour lutter contre les tumeurs malignes. Les chercheurs estiment que cette méthode pourra être utilisée ultérieurement pour obtenir d'autres préparations médicamenteuses ayant une action prolongée.
(*) Il s'agit de scientifiques travaillant à la faculté de biologie de l'Université d'Etat de Moscou Lomonossov, au Centre de transplantologie et d'organes artificiels Choumakov, ainsi qu'à l'Institut des problèmes des technologies laser et informatiques de l'Académie des sciences russe.

Copyright © 1997-2007 Digital Network Group All rights reserved.
* * *
    The Guardian / Sunday 3 May 2009
    Russia to build floating Arctic nuclear stations
    Environmentalists fear pollution risk as firms try to exploit ocean's untapped oil and gas reserves

    • John Vidal in Tromsø, Norway

Russia is planning a fleet of floating and submersible nuclear power stations to exploit Arctic oil and gas reserves, causing widespread alarm among environmentalists.
A prototype floating nuclear power station being constructed at the SevMash shipyard in Severodvinsk is due to be completed next year. Agreement to build a further four was reached between the Russian state nuclear corporation, Rosatom, and the northern Siberian republic of Yakutiya in February.
The 70-megawatt plants, each of which would consist of two reactors on board giant steel platforms, would provide power to Gazprom, the oil firm which is also Russia's biggest company. It would allow Gazprom to power drills needed to exploit some of the remotest oil and gas fields in the world in the Barents and Kara seas. The self-propelled vessels would store their own waste and fuel and would need to be serviced only once every 12 to 14 years.
In addition, designers are known to have developed submarine nuclear-powered drilling rigs that could allow eight wells to be drilled at a time.
Bellona, a leading Scandinavian environmental watchdog group, yesterday condemned the idea of using nuclear power to open the Arctic to oil, gas and mineral production.
"It is highly risky. The risk of a nuclear accident on a floating power plant is increased. The plants' potential impact on the fragile Arctic environment through emissions of radioactivity and heat remains a major concern. If there is an accident, it would be impossible to handle," said Igor Kudrik, a spokesman.
Environmentalists also fear that if additional radioactive waste is produced, it will be dumped into the sea. Russia has a long record of polluting the Arctic with radioactive waste. Countries including Britain have had to offer Russia billions of dollars to decommission more than 160 nuclear submarines, but at least 12 nuclear reactors are known to have been dumped, along with more than 5,000 containers of solid and liquid nuclear waste, on the northern coast and on the island of Novaya Zemlya.
The US Geological Survey believes the Arctic holds up to 25% of the world's undiscovered oil and gas reserves, leading some experts to call the region the next Saudi Arabia. But sea ice, strong winds and temperatures that can dip to below -50°C have made them technologically impossible to exploit.
Russia, Norway, Denmark, Canada and the US have all claimed large areas of the Arctic in the past five years. Russian scientists used a mini-submarine to plant a flag below the North Pole in 2007 and have claimed that a nearby underwater ridge is part of its continental shelf.
Last week, ministers from many Arctic countries heard scientists and former US vice-president and Nobel prize winner Al Gore say that the Arctic could be free of ice in the summer within five years, with drastic consequences for the world's climate and human health. But many countries bordering the Arctic see climate change as the chance to exploit areas that were once inaccessible and to open trade routes between the Pacific and Atlantic.
According to a new report by the Arctic Council, an intergovernmental forum, Russia is considering other nuclear plants for power-hungry settlements. "The locations that have been discussed include 33 towns in the Russian far north and far east. Such plants could be also used to supply energy for oil and gas extraction," says the report by the Arctic Monitoring and Assessment Programme.

guardian.co.uk © Guardian News and Media Limited 2009.
* * *
    Intelink - La Ciotat, France / 10/05/2009
    La science et les technologies russes au jour le jou
    • Evelyne Casalegno

    Un puissant géoradar au service des égyptologues

Les archéologues russes procédant à des fouilles en Egypte peuvent compter sur un appareil aux propriétés remarquables - un puissant géoradar à impulsions - élaboré par un institut russe, rapportent RIA Novosti et le site nkj.ru.
Le géoradar mis au point par des physiciens russes pour "lire" dans le sol permet d'éviter aux archéologues de remuer d'énormes quantités de terre dans le cadre de leurs fouilles. Il permet tout à la fois de gagner du temps et d'économiser des moyens humains, matériels et financiers, résume Pavel Morozov, chercheur à l'Institut du magnétisme terrestre, de l'ionosphère et de la propagation des ondes radio (IZMIRAN). C'est dans cet institut qu'a été mis au point ce géoradar. Grâce à lui, les archéologues peuvent concentrer leurs efforts sur l'étude des sites les plus intéressants.
Lors d'une table ronde qui s'est tenue récemment, Pavel Morozov a précisé comment les géophysiciens russes coopéraient avec les archéologues. "Nous utilisons un géoradar - un géolocalisateur à impulsions - qui envoie de courtes impulsions très puissantes sous la terre et, selon le signal qui provient en retour des structures géologiques, des objets archéologiques, on peut créer une coupe géologique jusqu'à 15 à 20 m et réaliser ainsi des découvertes archéologiques sans même remuer de terre".
Ce qui distingue le géoradar de l'IZMIRAN des autres appareils russes et étrangers du même type, souligne le chercheur, c'est la puissance de son émetteur, qui est de 10.000 fois supérieure à celle de tout autre appareil. "Cela permet de travailler sans limitations dans tous les types de sol, qu'ils soient complexes, humides, ou fortement absorbants".
Garantissant une puissance élevée de l'impulsion de sondage, le géoradar est capable d'enregistrer les signaux réfléchis par des objets, même si ceux-ci sont atténués de plus d'un million de fois. Il utilise, en outre, un système particulier d'enregistrement des signaux, ainsi que des antennes spéciales.
Cet appareil a été testé pour la première fois en 2006, lors des fouilles réalisées dans la partie orientale du plateau de Gizeh, où œuvrait alors une expédition russe du centre d'égyptologie Golenichtchev, dirigée par Eleonora Kornycheva. "On nous avait demandé, explique Pavel Morozov, d'essayer de découvrir des tombes qui avaient été décrites il y a environ 150 ans par l'archéologue allemand Lepsius, et qui avaient ensuite été perdues, car elles avaient été recouvertes sous une épaisse couche de déchets par des expéditions venues plus tardivement. Après quelques tentatives, nous sommes parvenus, dès le début de nos recherches, à découvrir deux emplacements. Et par la suite, nous avons découvert les fameuses tombes".
Le géoradar s'est également illustré dans une autre circonstance, plus récente. Il a permis de découvrir la route antique menant du temple bas au temple haut de la pyramide de Khéops. Les clichés radio de la route ont fait apparaître clairement celle-ci, qui était enfouie sous 2,5 m de dépôts.
Le géoradar permet de voir la structure du sol, les frontières géologiques et les objets archéologiques, mais il ne pourra jamais remplacer les archéologues, prévient toutefois Pavel Morozov. "Il est appelé à aider les archéologues dans leur travail, à diminuer dans des proportions importantes le volume des terres déplacées. C'est particulièrement d'actualité en Egypte, en raison de la diminution de la durée des saisons de fouille, des difficultés financières liées à la nécessité de payer une main-d'œuvre importante pour effectuer tous ces travaux de fouille". L'utilisation du géoradar et l'étude préalable du lieu des futures fouilles, conclut le chercheur, permettront de limiter l'aire des fouilles à des dimensions minimales, ce qui impliquera de retourner d'autant moins de terre.
Alexeï Krol, directeur adjoint du Centre d'études égyptologiques de l'Académie des sciences russe, a rappelé quant à lui qu'une expédition russe travaille depuis 2003 dans l'oasis de Fayoum. Lors de la dernière campagne de fouilles, elle a découvert dans une nécropole des momies avec des masques d'or, et plusieurs objets présentant un grand intérêt.
Le chercheur a également indiqué qu'entre autres sites, les archéologues russes travaillaient à Memphis, où ils étudient un territoire de 20 hectares. Dès la prochaine saison, ils envisagent d'y utiliser le géoradar de l'IZMIRAN, car les études qu'ils ont réalisées à l'aide des moyens géomagnétiques traditionnels n'ont pour l'instant débouché sur aucun résultat. "La méthode géomagnétique n'a pas fonctionné à Memphis, explique Alexeï Krol, car les couches supérieures ont été détruites par des fouilles de pillage. Il y a beaucoup de céramique, et cette céramique "bouche" le signal magnétique. Si bien qu'ici, l'utilisation du géoradar peut être salvatrice".
Les archéologues russes étudient aussi depuis 2006 la tombe d'un haut dignitaire, un scribe chargé de copier les dépêches à la cour du roi Mérenptakh, à côté de Louxor. Ils y ont découvert une grande quantité de momies et de peintures murales. Ces dernières sont restaurées par des spécialistes du Centre russe Grabar.

    Un nouveau procédé pour acheminer des gènes sains dans les cellules malades

Des chercheurs russes sont en train d'élaborer un nouveau "moyen de transport" pour acheminer des substances curatives dans l'organisme, rapporte le site strf.ru.
Une équipe de scientifiques dirigée par Galina Serebrennikova, de l'Académie d'Etat de Moscou de technologie chimique fine Lomonossov, est en train de concevoir une technologie qui permettra d'acheminer des gènes sains dans les cellules malades de l'organisme.
Pour ce faire, les chercheurs ont regroupé en une seule deux molécules naturelles: la cholestérine, qui est un composant des membranes cellulaires, et une amine biologiquement active, la spermine, qui est présente dans toutes les cellules de l'organisme. Les nouvelles molécules ainsi créées font partie de la classe des lipides cations.
Dans les conditions physiologiques, la spermine est chargée positivement. La molécule d'ADN, en revanche, est porteuse d'une multitude de décharges négatives, car elle contient des groupes phosphates ionisés. C'est sur l'interaction de ces molécules chargées de manière opposée que repose la capacité qu'ont les nouveaux lipides cations de former des complexes avec l'ADN.
Extérieurement, ces complexes ressemblent à des sandwiches: les molécules d'ADN sont entourées de couches de cholestérine, laquelle les protège efficacement de leur désagrégation par des enzymes nucléases. Les complexes d'ADN contenant un lipide cation se déplacent librement dans l'espace intercellulaire, tant qu'une cellule ne les a pas absorbés, de la même manière qu'elle s'empare des substances nutritives. Et en même temps que le complexe, les bons gènes pénètrent alors dans la cellule.
Les molécules ont été testées avec succès. Pour ces expériences, les chercheurs ont utilisé de l'ADN artificielle, contenant des gènes d'une protéine fluorescente verte, et des cellules cancéreuses provenant de reins humains. A cette culture de cellules, on a ajouté le complexe ADN-lipide cation, et 24 heures après, les cellules ont été placées sous un éclairage ultraviolet et observées au microscope. L'apparition d'une lumière verte a signifié que le gène était parvenu à l'intérieur des cellules et avait commencé à fabriquer une protéine fluorescente. Le nombre de cellules illuminées a permis d'évaluer l'efficacité du transfert des gènes. Au cours de cette expérience, il a été établi que pour ce qui est de l'efficacité du transfert des gènes, les lipides créés en Russie ne le cédaient en rien à la lipofectamine, une préparation étrangère onéreuse.
Les lipides cations élaborés par les chercheurs moscovites pourront être utiles, lors de l'acheminement des gènes à l'intérieur des cellules malades, pour corriger un défaut génétique à l'origine d'une affection. Dans le cas de cellules cancéreuses, ils aideront à détruire l'action des oncogènes nocifs ou à conférer à la cellule de nouvelles propriétés, qui permettront au système immunitaire de la reconnaître et de la détruire.
L'acheminement ciblé des substances curatives (et l'élaboration des moyens de transport adéquats) constitue l'une des principales orientations du développement des nanobiotechnologies. Selon la Feuille de route du développement des nanotechnologies établie par la société RAND (Research & Development, Etats-Unis) et celle de la Commission européenne (Nanoraodmap Medical and Health, 2006), cette orientation du secteur biomédical va connaître un développement impétueux dans les dix prochaines années. D'ici 2015, l'acheminement précis et efficace des préparations médicamenteuses sera devenu une technologie massivement utilisée et développée au stade commercial. Les experts considèrent quant à eux que ces nouvelles méthodes permettront de réaliser une percée qualitative dans le traitement de nombreuses affections, et c'est dans la thérapie du cancer que cette technologie s'avérera la plus efficace.  

    L'ordinateur à photons: bientôt une réalité ?

Des chercheurs de Saint-Pétersbourg travaillent à la création d'un type d'ordinateurs fondamentalement nouveau, l'ordinateur optique, ou ordinateur à photons (*), sur la conception duquel les scientifiques de par le monde butent plus ou moins depuis des décennies, rapporte le site strf.ru.
Des chercheurs de la faculté de physique de l'Université d'Etat de Saint-Pétersbourg s'emploient à créer un nouveau processeur optique ou, comme ils le désignent eux-mêmes, un ordinateur à photons.
"Les études préliminaires sont terminées: nous avons obtenu les matériaux nanostructurés nécessaires et nous nous préparons à créer des prototypes d'éléments logiques photoniques, qui seront à la base des futurs processeurs optiques. Mais pour cela, il nous faudra encore plusieurs années", explique Youri Tchijov, titulaire de la chaire de photonique de la faculté de physique et conseiller du vice-doyen de l'Université des nanotechnologies.
La technologie moderne de fabrication des processeurs repose sur le silicium: le processeur est créé sur une plaque ultrapure de silicium. C'est un matériau commode, car il est facile de créer les couches isolantes. La technologie reposant sur une photonique d'arséniure de gallium peut constituer une alternative à l'électronique au silicium que nous connaissons, qui arrive, lentement mais sûrement, à la limite de ses possibilités.
"Il n'apparaît déjà plus possible d'augmenter de plusieurs milliers de fois le traitement des données sur les ordinateurs modernes, explique Youri Tchijov. C'est la raison pour laquelle il y a une nécessité pressante d'avoir une industrie IT moderne. Les processeurs aux photons seront capables de traiter des données plusieurs milliers de fois plus rapidement que les plus puissants de nos ordinateurs modernes. La transmission et le traitement de l'information y seront réalisés à l'aide des quanta de lumières que sont les photons".
Des chercheurs de divers pays (Etats-Unis, Allemagne, Japon, Israël, etc.) travaillent activement à la création de superprocesseurs aux photons. IBM, Intel et consorts élaborent des technologies en ce sens. En Russie, ces études sont menées à la filiale d'Irkoutsk de l'Institut de physique des lasers de la Section sibérienne de l'Académie des sciences russe, à l'Université d'Etat de Moscou ainsi que dans d'autres établissements, tel celui de Saint-Pétersbourg.
Il serait prématuré de dire qui le premier parviendra à proposer au monde un ordinateur optique en état de fonctionnement opérationnel. "Selon mes évaluations, avance Youri Tchijov, la production en série des ordinateurs optiques pourrait intervenir d'ici une quinzaine d'années".
(*) Contrairement aux ordinateurs largement répandus que nous connaissons, qui utilisent des électrons, les ordinateurs optiques (ou digitaux), utiliseront des photons pour traiter les informations.

Copyright © 1997-2007 Digital Network Group All rights reserved.
* * *

X-ray crystallography, nuclear magnetic resonance spectroscopy, and other techniques have allowed German chemists to demonstrate their synthesis of the first non-carbon analogue of the C80 fullerene molecule.
Manfred Scheer, Andrea Schindler, and Christian Gröger of the Institute for Inorganic Chemistry at the University of Regensburg, Germany, and Alexander Virovets and Eugenia Peresypkina of the Nikolaev Institute of Inorganic Chemistry, Siberian Division of Russian Academy of Sciences in Novosibirsk, Russia, provide details of their work in the current issue of Angewandte Chemie.
The discovery of an entirely novel allotrope of carbon in the form of the soccer-ball-shaped C60 fullerene molecule, nicknamed buckminsterfullerene, or the buckyballs was a minor revolution in chemistry. But, C60 was not the only fullerenes, there were several other highly symmetrical versions, such as C80.
There is really only one fullerene C60 but C80 offers seven different possible structural forms. Many of these, such as the icosahedral version with 20 sides are relatively unstable but represent an intriguing hollow target for synthetic chemists.
Scheer and colleagues, however, are not interested in building hollow spheres of carbon, their focus is the possibility of building inorganic counterparts for these compounds that would come with all the potential of functional ligands, active metal centres and still have the ability to act as hollow hosts for small guest molecules. As such, the team has used a template approach to aggregation to create an organometallic analogue of C80.
The researchers used pentaphosphaferrocene (a five-membered ring made of phosphorus atoms bound to an iron atom) and copper chloride for their synthesis. The template molecule was a carborane, a hybrid inorganic-organic compound made from carbon, boron, and hydrogen. This template has fivefold symmetry and is approximately 0.8 nanometres across.
In the reaction, the individual building blocks aggregate around the carborane to form a spherical supermolecule with fullerene-type geometry, the team explains. The resulting sphere encloses the carborane as its guess producing an icosahedral structure comprising twenty copper and sixty phosphorus atoms arranged into twelve rings containing five phosphorus atoms each and 30 six-membered rings containing two copper and four phosphorus atoms.
A quick comparison shows that the carbon [80]fullerene is a lot smaller than the analogue with its carbon-free Cu20P60 core. The external diameter of the complete structure is 2.3 nanometres, about twice the size of [80]fullerene at 1.1 nm, whereas the core itself is just 1.6 nm. The team explains that the inner cavity is almost spherical with an internal diameter of about 0.82 nm, which is much smaller than the inner diameter of previous analogues of [60]fullerene. Indeed, the inner cavity of the present inorganic structure is just big enough for the ortho-carborane molecule to be completely encapsulated.
"Template-controlled aggregation has been shown to be an efficient route to large, entirely spherical molecules of fullerene-type topology," explains Scheer. "The guest molecule determines the size and composition of the fullerene-type product."
The team adds that the compound crystallizes in a cubic space group and surprisingly packs with a primitive cubic packing motif in the crystal lattice, although the X-ray structure shows that there are large cavities between the structures filled with solvent molecules. They also used magic-angle spinning NMR spectroscopy and infra-red spectroscopy to investigate further the characteristics of their inorganic fullerene analogue. The team points out that the inorganic shell interacts electronically with the enclosed guest molecule.
Scheer's is not the only team creating fullerene analogues in Germany this month. At the time of writing, Achim Müller of the University of Bielefeld. His team are striving to find ways to use pentagonal building blocks in chemistry, something to which tetrahedral carbon atoms are obviously averse.
In the current issue of Chemical Communications, his team has used pentagonal metal oxide based units to construct spherical structures he refers to as Keplerates.
"The advantage of the present communication is that different types of pentagonal metal-oxide based units and linkers for them can be used for the syntheses of a variety of spherical molecules like the Keplerates while these building blocks can be obtained according to a logical method based on stimuli," Müller told SpectroscopyNOW, "this allows us to follow new routes in chemistry and materials science." Those stimuli could be magnetic centres, he explains, so this offers a molecular magnetism perspective to the research.
The primary motivation for this part of Müller's work is to learn how to generate and use pentagonal units in a general sense, he adds, "This will allow other groups in the future to follow this route with perspectives for several fields."

Copyright © 2009 John Wiley & Sons, Ltd. All rights reserved.
* * *

L'expérience russe de science de la vie Biorisk-MSN, installée à l'extérieur de la Station spatiale de juin 2007 à juillet 2008, livre ses premiers résultats. Ce type de recherche vise à mieux comprendre le comportant des organismes vivants de façon à voir comment protéger l'homme du rayonnement spatial lorsqu'il voyagera vers Mars et au-delà.
Biorisk-MSN contenait des larves de moustiques, des spores de champignons et des microorganismes. Cette expérience a été installée sur Pirs, le Port d'amarrage russe sur lequel peuvent s'amarrer les vaisseaux russes Soyouz et Progress et également la navette spatiale américaine. Elle a été exposée au vide spatial pendant un peu plus de un an, de juin 2007 à juillet 2008. Pour les scientifiques russes, ils s'agissaient de voir comme le rayonnement spatial peut influer sur les organismes vivants pendant de longue période.
Ramené sur Terre, l'analyse des échantillons a révélé de très bonnes surprises. Plus de 80% des larves de moustiques ont survécu après plus d'un an baigné dans le milieu interplanétaire. Ces larves ont non seulement réussi à survivre, mais elles ont également rétablie leur métabolisme ce qui signifie, d'après les chercheurs russes qui ont étudié ces larves, que les métazoaires peuvent vivre dans l'espace. Il s'agit d'organismes animaux formés de plusieurs cellules, par opposition aux protozoaires, qui sont formés d'une seule cellule.
Enfin, un des aspects de cette étude portait sur la cryptobiose de ces larves qui, par la force des choses ont été contraintes d'adopter un état de vie ralentie en raison d'une part d'une absence totale de nourriture pendant toute la durée de l'expérience et d'autre part des variations extrêmes de température (allant de -150° à l'ombre de l'ISS à +60° sur sa surface éclairée, voire 110° selon les caractéristiques de la surface). La cryptobiose permet à certaines espèces appartenant à des groupes divers de résister à des conditions de vie inhabituelles, pendant parfois de très longues durées. L'organisme en cryptobiose montre des modifications structurales considérables, ainsi qu'une réduction de son activité métabolique au point que celle-ci soit dans certains cas indécelable.

Copyright 2000-2009 © flashespace.com. All rights reserved.
* * *
january february march april may june july august september october november december

previous
1998-2009
next
[ Home | Library | Akademgorodok | News | Exhibitions | Resources | InfoPilot | Biblio | Partners | Search | Russian Pages ]

Send Suggestions | E-mail to: www@prometeus.nsc.ru
Russification of your software | Access Statistics: archives | current
© 1998-2006 Branch of SPSL SB RAS, Novosibirsk, Russia
Rambler's Top100

Updated: Wed Aug 4 12:00:51 2010. Size: 49,824 bytes.
Visit No. 695 since 17.09.2010