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April - June
2004
Russian Science and the World
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Olsen devrait être le prochain touriste spatial à s'envoler pour la Station spatiale internationale (ISS) en avril 2005, a annoncé lundi la firme américaine chargée d'organiser le vol en collaboration avec l'agence spatiale russe.
M. Olsen paiera 20 millions de dollars pour avoir sa place dans un vaisseau Soyouz le conduisant sur l'ISS où il passera une semaine, a confirmé à l'AFP la firme Space Adventures, basée à Arlington (Virginie) près de Washington.
Cette compagnie avait déjà organisé les voyages spatiaux des premiers touristes, l'Américain Dennis Tito en 2001 et le Sud-africain Mark Shuttleworth en 2002, sur des vols opérés par l'agence spatiale russe Rosaviakosmos.
M. Olsen, 58 ans, doit débuter son entraînement en avril à la Cité des Étoiles en Russie.
"J'espère qu'en voyageant jusqu'à la Station spatiale internationale, j'inciterai la jeunesse d'aujourd'hui à rêver en grand et à comprendre que l'éducation, le travail et le désir de réaliser son rêve représentent la magie de l'Amérique. Si je peux le faire, vous le pouvez aussi", a déclaré M. Olsen, lors d'une conférence de presse lundi à New York.
Le prochain candidat au voyage spatial est le patron de la société Sensors Unlimited de Princeton (New Jersey). Après avoir travaillé pendant 10 ans pour RCA Laboratories, il a fondé sa première entreprise en 1984, avant de la céder pour 12 millions de dollars.
Il a ensuite créé Sensors Unlimited, qu'il a vendu 700 millions de dollars en 2000, avant de racheter l'entreprise en 2002 pour moins de 7 millions, réalisant un profit record.
Né en 1945 à Brooklyn (New York), M. Olsen est le fils d'un électricien et d'une maîtresse d'école, selon la biographie rendue publique lundi. Il est titulaire d'un doctorat de science des matériaux de l'Université de Virginie.
Sa société est spécialisée dans la fabrication d'instruments optiques dont des caméras infrarouges. Il compte emporter avec lui à bord de l'ISS des équipements lui permettant de réaliser ses propres expériences, a-t-il indiqué.
"M. Olsen prévoit de mener plusieurs expériences scientifiques durant son vol et nous avons été impressionnés par la qualité et le calibre de ses projets", a pour sa part estimé le PDG de Space Adventures, Eric Anderson.
Cette firme a conclu un accord exclusif avec l'agence spatiale russe pour la commercialisation de quatre vols vers l'ISS d'ici à la fin 2007.

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MANHASSET, New York - Une équipe américano-russe a découvert des propriétés supraconductrices dans de la matière carbonée dopée au bore et à la structure semblable au diamant. Cette matière, fabriquée en Russie et synthétisée à très haute pression et température, a été envoyée au Los Alamos National Laboratory où sa supraconductivité a été découverte.
Ce nouvel élément ouvre la voie à de nouvelles applications pour appareils à base de diamants. Il permet même d'envisager la supraconductivité potentielle du silicium ou du germanium, dont la structure ressemble également à celle du diamant, ont indiqué les scientifiques de Los Alamos.
Vladimir Sidorov, scientifique travaillant à la fois à l'Institute for High Pressure Physics (IHPP) et à Los Alamos, a declaré: "Découvrir, contre toute attente, une nouvelle facette du diamant ne le rend que plus désirable".
En soumettant un mélange de graphite de carbure de bore à une pression de presque 100 000 atmosphères et à une température d'environ 4 000 à 4 600 degrés Fahrenheit, les scientifiques ont pu transformer les diamants, modifiant ainsi cette "super-pierre précieuse" en un supraconducteur transportant de l'électricité sans résistance à une température de -450 degrés Fahrenheit.
Les diamants conduisent la chaleur plus efficacement que le cuivre, mais leur structure atomique les empêche de conduire l'électricité. Les atomes de bore s'intègrent facilement à la structure atomique du diamant. Pris séparément, le bore et le diamant constituent de bons isolants électriques. Lorsqu'ils sont combinés, le diamant final est dopé par les porteurs de charge éclectrique. L'intégration d'un petit nombre de ces porteurs dans le diamant permet la fabrication de transistors. Cependant, l'ajout de plus de porteurs entraîne la supraconductivité.
Le silicium ou le germanium, dont la structure est semblable à celle du diamant, peut aussi présenter des facultés supraconductrices dans certaines conditions. Une forme de silicium supraconducteur permettant la conception d'ordinateurs beaucoup plus rapides constitue un exemple d'application future.

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Les mines de fer de demain reposent-elles au fond des mers, comme c'est déjà le cas pour le pétrole et le diamant? Après plus de trente ans de coopération, les scientifiques russes et français continuent d'explorer le terrain de l'océan profond. La 24 e campagne du Professor Logatchev, avec deux scientifiques de l'Ifremer à son bord, vient de localiser un important site de métaux valorisables en Atlantique.
Le Professor Logatchev, navire océanographique russe, termine une campagne de quatre mois par une escale à Brest, du 5 au 7 avril. À bord, trente-six scientifiques russes et deux de l'Institut français de recherche pour l'exploitation de la mer (Ifremer). Ce bâtiment destiné à l'exploration géologique du domaine océanique, est géré par le Polar Marine Institute basé à Saint-Petersbourg.
Au menu de la 24e campagne du navire océanographique russe, l'observation de la dorsale atlantique, entre l'équateur et les Acores. "On recherche une aiguille dans une botte de foin", reconnaît Yves Fouquet, responsable du laboratoire géosciences marines à Ifremer.
À 4 000 m de profondeur environ, à proximité de volcans sous-marins, le manteau terrestre laisse paraître des sources hydro-termiques. Les scientifiques y ont découvert des "amas de sulfures polymétalliques" contenant des métaux valorisables: fer, cobalt, zinc, or et cuivre. Cette campagne a permis de préciser la richesse du site particulièrement profond. En 2006, pour mieux définir ce site, une étude est prévue à bord du prochain navire de l'Ifremer, le Pourquoi Pas?, et avec son robot téléopéré, le Victor 6 000.
L'exploitation industrielle n'est pas pour demain. Des forages précis seront nécessaires pour en déterminer l'importance. Néanmoins, avec des pays comme la Chine qui affiche un taux de croissance annuel de 10 % et dont les besoins en acier sont énormes, on peut s'attendre à un regain d'intérêt dans ce domaine de la part des politiques et des industriels.
Pour Yves Fouquet, ces sources hydrothermales sont "une réserve potentielle de métaux pour un avenir qui n'est peut-être pas si loin". D'ailleurs, en Russie, ce programme de recherche est financé par le ministère des Ressources naturelles.

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Alors qu'un récent sondage révélait qu'une majorité de Russe (81 %) se déclare favorable à la poursuite de l'exploration de l'espace, une firme russe se propose de financer le projet d'expédition d'un équipage de six personnes sur Mars envisagé par l'Institut de recherche sur les constructions mécaniques (TsNIIMash).
Bien que la firme russe entrevoie le départ de la mission courant 2009, les scientifiques russes de TsNIIMash sont plus pragmatiques et sont conscients que 5 années ne suffisent pas à préparer une telle aventure. Selon eux, il est possible de mettre au point un projet qui pourrait démarrer en 2013 ou 2014.
Le projet de l'Institut russe consiste en deux grands modules habités auxquels serait accolé un module gonflable avec des serres et un système de survie à circuit fermé. Le vaisseau serait assemblé en orbite et pèserait quelque 300 tonnes. 15 fusées Proton seraient nécessaires pour livrer les éléments du vaisseau en orbite. Enfin, le véhicule qui débarquerait sur Mars serait capable de franchir des centaines de kilomètres et forer des puits d'une centaine de mètres de profondeur. Le vaisseau spatial et le rover seraient équipés de caméras de télévision qui transmettraient sur terre en temps réel tout ce qui se passerait à bord.
Selon la firme russe, une expédition vers Mars coûterait 4 à 5 milliards de dollars, soit beaucoup moins que d'autres propositions russes évaluées de 14 à 30 milliards de dollars.

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Chaque année, sur une initiative de la Cub et de la chambre de commerce et de l'industrie, une délégation composée d'entreprises et d'écoles supérieures finistériennes se rend dans une ville étrangère, à l'occasion d'une escale de la Jeanne d'Arc. Du 6 au 9 mai, elle était à Saint-Pétersbourg, en Russie.
Mission saint-pétersbourgeoise réussie estime-t-on à la communauté urbaine de Brest. Cette campagne économique et scientifique en Russie a pourtant été dure à préparer. Plus que la Chine, l'an passé, où les conventions signées ont été nombreuses. "Les Russes restent méfiants, et il a été difficile d'organiser des rendez-vous." Finalement, selon les entreprises et autres instituts et écoles supérieures faisant partie de la mission, les contacts ont été bons.
Bienvenue à Saint-Pétersbourg. Mais l'ancienne capitale des tsars n'est pas Moscou qui bénéficie de l'engouement des entrepreneurs étrangers. La capitale actuelle accueille les investissements de 380 entreprises françaises... contre 5 pour Saint-Pétersbourg!
Une ambassadrice unique
"On est situé au bout du monde. Si on ne va pas vers les gens, personne ne viendra à nous", declare-t-on à la Cub. Voilà douze ans que, chaque année, une mission économique et scientifique finistérienne profite d'une escale de la Jeanne d'Arc pour nouer des liens dans une ville étrangère. Le porte-hélicoptères, école d'application des élèves officiers de la Marine nationale, est un ambassadeur unique. "La Jeanne d'Arc, c'est très prestigieux. On en profite pour y inviter nos collaborateurs russes lors de la réception donnée en l'honneur de la mission. Et renforcer ainsi nos liens", explique Fabien Mawas, responsable des exportations chez Symag, entreprise basée à Brest qui développe des logiciels pour les caisses des grandes surfaces.
Cette mission conduite par François Cuillandre, maire de Brest et président de la communauté urbaine de Brest, est organisée par la communauté urbaine de Brest et la chambre de commerce et de l'industrie, en partenariat avec le conseil général et EDF-GDF. Le financement est en majorité institutionnel.
Dix entreprises brestoises et finistériennes ont été sollicitées en raison de leurs liens avec la Russie: Hénaff, Ixsea Océano (océanographie), Papeterie de Mauduit (papier à cigarettes), Bretagne Cosmétique Marins, Scentessence, Sill, Véolia, Mede Com, Symag, Haliod et Littoralis.
De l'ancien et du moderne
Pour les établissements scientifiques et universitaires (UBO, ENST, EMISAB, ISEN, ENSIETA), de bonnes surprises étaient aussi au rendez-vous.
Océanopolis a visité une académie polaire flambant neuve destinée à former les futurs responsables des divers peuples de Sibérie. Arnaud Guéna, du service formation au Centre de documentation, de recherche et d'expérimentation sur les pollutions accidentelles des eaux (Cedre) a rencontré les autorités maritimes portuaires et découvert des moyens modernes pour sensibiliser les capitaines des navires de commerce à la pollution.
Véolia (Générale des eaux) a bénéficié de l'appui de la collectivité brestoise dont elle distribue l'eau depuis vingt ans. L'entreprise, qui a déjà une filiale appelée Saint-Pétersbourg Eau pure (assainissement), attend beaucoup de la privatisation éventuelle de ce service municipal. Saint-Pétersbourg était la dernière escale de la Jeanne d'Arc et du Georges Leygues partis depuis début décembre de Brest. Hier, ils ont pris le chemin du retour. Arrivée prévue mercredi 19 mai.

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Chargée de donner un avis au président Vladimir Poutine sur le protocole de Kyoto, l'Académie russe des sciences lui recommande de renoncer à faire ratifier cet accord international sur la réduction des gaz à effet de serre (GES).
Selon le groupe d'experts, le protocole de Kyoto n'a aucun fondement scientifique et ne permettrait pas de contrôler l'émission des GES.
L'Académie des sciences souligne aussi que sa ratification constituerait un handicap économique en ce qu'elle empêcherait le président Poutine d'atteindre son objectif de doubler le PIB du pays d'ici 10 ans.
Après le retrait américain, le sort de l'accord tient entre les mains de la Russie, qui produit 17 % des émissions mondiales. En effet, seule la ratification par Moscou pourrait permettre l'entrée en vigueur de l'accord, qui exige qu'au moins 55 pays représentant 55 % du total des émissions de l'année référence 1990 l'entérinent.
Actuellement, la liste des pays ayant ratifié le protocole compte environ 90 pays, qui représentent quelque 37 % de la population mondiale.
Vladimir Poutine a imposée le 20 mai comme date limite pour que les sociétés et organismes d'État donnent leur avis sur la question. Un conseiller du président russe a qualifié le protocole d'"Auschwitz international" qui étoufferait l'économie russe, en voie de reconstruction, alors que plusieurs ministères et grandes entreprises soutiennent l'accord et estiment qu'il ne menace en rien l'économie.

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MOSCOU (AFP) - La Russie a obtenu vendredi le soutien de l'Union européenne (UE) à son adhésion à l'Organisation mondiale du commerce (OMC), avec un accord mettant fin à six ans de pourparlers laborieux, et s'est engagée parallèlement à accélérer la ratification du protocole de Kyoto.
L'accord bilatéral conclu sur l'OMC "est un compromis: chaque partie a fait un pas vers l'autre", a déclaré le président de la Commission européenne Romano Prodi au cours d'une conférence de presse donnée avec le président Vladimir Poutine à l'issue du premier sommet Russie-UE depuis l'élargissement de l'Union.
Le protocole a été signé devant les deux dirigeants et le Premier ministre irlandais Bertie Ahern, dont le pays préside l'UE, par le commissaire européen au Commerce Pascal Lamy et le ministre russe du Développement économique Guerman Gref.
Dans ce dossier complexe, l'un des principaux problèmes concernait le secteur gazier, notamment l'attachement de Moscou aux très bas prix de son gaz vendu en Russie, considérés par l'UE comme une subvention cachée à l'industrie nationale.
"Nous n'avons pas pu obtenir tout ce que nous voulions dans le domaine de l'énergie", a reconnu Pascal Lamy.
La Russie s'est engagée à ce que ses prix du gaz vendu aux utilisateurs industriels couvrent le prix de revient, une marge bénéficiaire et les investissements pour l'exploration de nouveaux gisements, mais elle n'est pas allée très au-delà de ce que prévoyait sa politique intérieure en la matière: les prix passeront de 27-28 dollars les 1.000 m3 actuellement à 37-42 dollars en 2006 et à 49-57 dollars en 2010.
Mais les deux parties ont estimé l'ensemble de l'accord "équilibré". L'entrée à l'OMC est pour le président Poutine, depuis son arrivée au Kremlin en 2000, un objectif prioritaire, alors que la Russie est le seul grand pays non membre de l'organisation.
Elle implique le consensus de tous les membres de l'OMC et un accord avec Bruxelles était d'autant plus crucial que la Russie réalise quelque 55% de ses échanges avec l'UE élargie. Il a été obtenu à l'arraché: les pourparlers se sont poursuivis toute la nuit et la matinée de vendredi.
Le président russe y a ajouté une autre note positive en annonçant que Moscou allait "accélérer le mouvement" en vue de la ratification du protocole de Kyoto.
Le sort de cet accord, limitant les émissions de gaz à effet de serre considérées comme responsables du réchauffement climatique mondial, dépend de sa ratification par Moscou.
M. Poutine a tenu à souligner que Moscou refusait d'établir un lien direct entre le dossier de Kyoto et la question de l'OMC, tout en estimant que le règlement de celle-ci aurait un impact positif sur celui-là.
"Le fait que l'Union européenne avance vers nous dans les discussions sur l'OMC ne peut pas ne pas avoir d'effet positif sur l'attitude de Moscou sur la ratification du protocole de Kyoto", a-t-il souligné.
Moscou s'est jusqu'à présent montré très hésitant, alors que certains scientifiques et économistes russes estiment même que le réchauffement est bénéfique pour l'économie du pays et que l'accord risque de freiner la croissance.
"Il reste quelques inquiétudes sur le sujet", a d'ailleurs reconnu M. Poutine, tout en expliquant la lenteur du processus par la nécessité de traiter en même temps trois lourds dossiers, Kyoto, l'OMC et l'élargissement de l'UE.
MM. Poutine et Prodi ont ajouté une note personnelle à ce sommet. M. Prodi, en rappelant que c'était son dernier sommet en tant que président de la Commission, a remercié "Vladimir" pour sa coopération "et encore plus pour sa franchise".
De son côté, le président russe a rendu hommage à "l'approche positive" de "Romano", en promettant que, quelles que soient ses futures fonctions, les Russes sauraient faire appel à son expérience.

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La société américaine Cadence, l'un des leaders mondiaux sur le marché de l'automatisation de la conception électronique (EDA), ouvre le 26 mai 2004 un centre de recherche et développement à Moscou. Une réalisation rendue possible grâce à un partenariat avec Mirantis, qui travaille depuis plusieurs années en tant que consultant pour le marché russe.
"50 à 60 personnes travaillent dans ce centre, dont la valeur sur le marché est estimée à 1,5-2 millions de dollars. Une part significative des spécialistes qui font désormais partie de la grande entreprise américaine de nouvelles technologies est composée de scientifiques de l'Institut de technologie électronique de Moscou", précise Kommersant.
Pour la majorité des experts, l'entrée sur le marché russe de Cadence, qui offre des solutions de programmation aux plus grands fabricants de microprocesseurs - dont Intel, Motorola, Samsung, Texas Instruments, etc. - est un signe qui ne trompe pas, rapporte le quotidien libéral moscovite. Cela "favorisera la croissance du marché de la programmation délocalisée", dont le volume en Russie est evalué à 4 milliards de dollars en 2003, mais qui pourrait tripler d'ici 2005 selon les prévisions du ministère de l'Informatisation et de la Communication russe. En délocalisant en Russie, Cadence veut sans doute réduire ses coûts, estime Kommersant. Le directeur technique de Mirantis livre un commentaire éclairant sur ce point : "Les entreprises américaines viennent sur le marché russe pour baisser leurs coûts mais aussi pour embaucher des scientifiques de haut niveau. Pour les projets complexes, comme ceux dont s'occupe Cadence, il n'est pas toujours facile de trouver des spécialistes en Inde, le pays leader sur le marché de la programmation délocalisée".
En Russie, tout le monde ne voit pas d'un bon œil la délocalisation de sociétés américaines. "C'est comme une fuite des cerveaux mais qui restent sur place physiquement", objecte un collaborateur d'une des grandes entreprises délocalisées en Russie.
Mais "d'une manière ou d'une autre, la cote des spécialistes russes des nouvelles technologies grandit sur le marché mondial", observe Kommersant. Pour preuve, le leader du microprocesseur, l'américain Intel, vient d'annoncer le doublement des effectifs de son centre de recherche et développement moscovite. "En vertu d'un contrat signé le 20 mai avec deux sociétés russes, Elbrous et Ounipro, 600 spécialistes russes de ces compagnies deviennent des collaborateurs officiels d'Intel".

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(Agence Science-Presse) - Si ça marche, ce sera le début d'un nouveau chapitre de la petite histoire de l'exploration spatiale: la Russie négocie pour intégrer l'Agence spatiale européenne.
Selon la revue Nature, bien qu'aucune offre formelle n'ait encore été faite, plusieurs rencontres et déclarations publiques des derniers mois convergent: l'idée est prise très au sérieux des deux côtés. Un tel partenariat apporterait à l'Agence européenne (ESA) l'expertise, la technologie - et le poids politique - qui lui manquent pour être traitée sur le même pied que la Nasa.
Dernière déclaration en date, celle du nouveau directeur de l'Agence spatiale russe de l'aviation et de l'espace, Anatoly Perminov qui, lors du Festival aérien de Berlin à la mi-mai, déclarait à l'agence russe Itar-Tass qu'il appuyait le principe, mais qu'il faudrait pour cela que la Russie obtienne le statut de membre de plein droit.
L'ESA regroupe 15 pays membres, en plus de trois membres associés, dont le Canada; or, dans un document rendu public en octobre 2003, le directeur général de l'ESA proposait que la Russie obtienne elle aussi le statut de membre associé.
Le problème serait l'argent. La Russie n'en aurait pas beaucoup à apporter à l'ESA, elle pourrait même ne pas en avoir assez pour verser une contribution équivalente à celle des autres, en proportion de sa population. Mais selon Nature, déjà, des dirigeants de l'ESA proposent des solutions alternatives: l'ESA n'aurait qu'a réecrire ses règles d'admission, en permettant à des États de payer leur contribution en services plutôt qu'en argent.
Quant à savoir comment la Nasa prendrait la nouvelle, c'est une autre histoire...

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La Cour suprême russe a annulé mercredi l'acquittement, prononcé en décembre par un jury populaire, du physicien Valentin Danilov accusé par les services secrets d'espionnage au profit de la Chine et qui devra faire face à un nouveau procès.
Une décision qui "assombrit la réputation de la Russie", ont dénoncé les défenseurs des droits de l'Homme.
Se prononçant en cassation, la Cour suprême a "annulé l'acquittement et renvoyé l'affaire au tribunal régional de Krasnoïarsk (Sibérie), devant un nouveau jury", a declaré le porte-parole de la Cour, Pavel Odintsov.
Le physicien, accusé par le Service fédéral de sécurité (FSB, ex-KGB) d'avoir vendu à une société chinoise des informations sur la technologie satellitaire russe, avait été acquitté il y a six mois à Krasnoïarsk par une cour d'assises.
Mais le Parquet de la région avait fait appel, dénonçant des violations de procédure, et estimant notamment que dans sa dernière plaidoirie la défense avait fait pression sur l'opinion des jurés.
La Cour suprême a reconnu des violations et a notamment relevé que la défense avait "donné son appréciation sur des documents qui n'avaient pas été retenus comme éléments de preuve", a relevé M. Odintsov.
M. Danilov, qui estimait dernièrement que le Parquet devait "mettre un terme à ce feuilleton" s'il ne voulait pas "que tous les physiciens quittent le pays", s'est dit à la fois résigné et confiant.
"Cette décision était prévisible", a-t-il déclaré sur la chaîne de télévision NTV. "Mais les accusations seront les mêmes, les preuves seront les mêmes, et je pense que le résultat (du procès) sera le même".
"Nous ne baissons pas les bras. Et j'espère que nous obtiendrons un jugement similaire", a ajouté son avocate Elena Evmenova.
Une série de chercheurs ou d'anciens militaires ont été accusés ces dernières années d'espionnage par l'ex-KGB, et très rares sont ceux qui ont été acquittés.
L'ex-officier Alexandre Nikitine, accusé d'avoir transmis à une organisation écologique des informations confidentielles, avait été blanchi par la Cour suprême en 2000, après 4 ans de saga judiciaire.
Mais Grigori Pasko, lui aussi ancien officier de marine, avait été condamné à 4 ans de prison en décembre 2001. Il a été libéré depuis par anticipation.
Et en avril dernier, Igor Soutiaguine, expert de l'Institut stratégique USA-Canada, a écopé de 15 ans de camp, jugé coupable d'avoir communiqué des informations secrètes à une société britannique, couverture selon le FSB des services de renseignement américains.
Valentin Danilov, directeur du centre de physique thermique de l'Université de Krasnoïarsk, avait signé en 1999 un contrat avec une société chinoise pour la fourniture d'installations de modélisation des influences du milieu spatial sur les satellites.
Arrêté en février 2001, il a été inculpé de haute trahison en vertu de l'article 275 du code pénal sur la transmission d'informations secrètes, qui prévoit une peine de 12 à 20 ans de prison.
Une vingtaine de scientifiques russes ont pris la défense de leur collègue, déclarant, comme lui, que les informations transmises aux Chinois étaient tombées dans le domaine public au début des années 1990.
Le verdict d'acquittement prononcé en décembre était "un revers total" pour les services secrets, a noté Lev Ponomarev, directeur de l'ONG Pour les droits de l'Homme, sur la radio Echo de Moscou.
"C'est pour cette raison que le FSB et le Parquet ont tout fait pour le faire annuler", a-t-il ajouté.
Cette décision est un "coup dur pour la société civile", alors que les jurés avaient fait preuve de "courage en dépit des pressions". Les défenseurs des droits de l'Homme "continueront à se battre pour M. Danilov", a-t-il ajouté.

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